SAW 3 de Darren Lynn
Bousman ***
Ambitieuse par son script, cette suite l’est beaucoup
moins dans sa réalisation qui ne vise que la surenchère dans ses effets. Le suspense est du coup inégal car décomposé dans les multiples embranchements du scénario. Les révélations sur Jigsaw
et d’autres personnages pleuvent généreusement mais dissolvent l’angoisse de la claustration des précédents opus. Les retournements de situations et autres surprises maintiennent tout de même
l’attention autant que les casse-têtes aux mécanismes mortels toujours plus sadiques et gores.
REEKER de Dave Payne
**

Dans un centre de réinsertion, le suicide d'un jeune souffre-douleur entraîne l'envoi du groupe de délinquants sur une île soi-disant déserte...
Les anglais peuvent se réjouir de ce remake gore de SA MAJESTE DES MOUCHES en réponse à la version japonaise, BATTLE ROYALE. Les amateurs de grands frissons risquent donc de passer leur chemin. Ici le carnage se veut fun et bien rythmé par une meute de chiens enragés. La quantité de jeunes proies n’empêche pas l’identification car la variété des physiques et caractères sont tous crédibles. Les moins solitaires seront les premiers à périr. L’intrigue reste prévisible mais l’intérêt provient avant tout de l’originalité des situations où chaque mise à mort sauvage crée la surprise. 
Michael J.Basset, plus doué qu’un Neil Marshall (THE DESCENT) pour le traitement des personnages, s’en sort beaucoup moins bien dans le suspense faute au découpage sans âme.