Dans le genre survival de prévention à l’intention des jeunes vacanciers en
quête d’exotisme, ce film est un modèle et constitue une bonne alternative au médiocre Turistas. Cette excursion dans des vestiges mayas renouvelle d’une manière inattendue
les sacrifices humains. La violence est crue au traitement réaliste et dérangeant. L’esthétique gore surprend par le biais d’une vaste créature constituant le décor d’un huis clos
suffocant.
SAW 3 de Darren Lynn
Bousman ** Ambitieuse par son script,
cette suite l’est beaucoup moins dans sa réalisation qui ne vise que la surenchère dans ses effets. Le suspense est du coup inégal car décomposé dans les multiples embranchements du scénario.
Les révélations sur Jigsaw et d’autres personnages pleuvent généreusement mais dissolvent l’angoisse de la claustration des précédents opus. Les retournements de situations et autres surprises
maintiennent tout de même l’attention autant que les casse-têtes aux mécanismes mortels toujours plus tordus.
REEKERde Dave
Payne **
Une série B qui exploite parfaitement son manque de moyen pour nous suggérer le pire. L’intrigue qui mélange savamment
mystère, gore et S-F Le twist final est par contre déjà-vu et décevant vis-à-vis de la réalisation par ailleurs très travaillée sur l’atmosphère. Le groupe de jeunes manque de charme mais à
l’inverse le reeker a plus d’un tour dans sa boite.
L’EXORCISME D’EMILY ROSEde
Scott Derrickson **
Mix efficace de film de procès et d’épouvante. Jennifer Carpenter, une révélation, déploie
un large panel de grimaces et de contorsions pour créer l’effroi. La lumière très inspirée de Tom Stern (MYSTIC RIVER, MILLION DOLLAR BABY) réveille en nous des angoisses archaïques mêlées de
mysticisme. Mais l’intrigue, pourtant fondée sur le doute, est dans son dénouement pleinement du côté de la religion par la sanctification d’Emily avec pour seule justification de s’inspirer
d’une histoire vraie.
James Watkins, scénariste de la suite de THE DESCENT sort sa première réalisation le 8 octobre prochain. Il s'agit d'un survival à la DELIVRANCE qui s’annonce
très réussi.
Un couple londonien décide de passer un week-end romantique près d’un lac dépaysant. Une bande d’ado vient perturber leur
quiétude avec musique à fond et gros chien agressif. Pousser à bout, le couple de citadin fait la grave erreur de leur demander de baisser le son…
Ce film british s’annonce tellement corsé qu’il écope d’une interdiction au moins de seize ans. Il a pourtant reçu au marché de Cannes
2008 un franc succès au point d'être distribué sur le plan international. Kelly Reilly qu’on avait aperçu dans L'AUBERGE ESPAGNOLE donne une performance mémorable face à ces jeunes sans pitié
rappelant autant le récent WILDERNESS que le culte SA MAJESTE DES MOUCHES.
Une jeune fille traumatisée car séquestrée dans son enfance retrouve ses bourreaux et entraine son amie dans une vengeance très
salée.
SAINT ANGE révélait déjà un grand potentiel narratif mais là…un vrai coup de poing, une claque
pour le cinéma d'horreur français dont ce film prend aisément la tête. Il fait passer LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE pour un inoffensif chapelet d’enfant de chœur. Cette expérience
viscérale nous met au plus près de la rage de ses personnages par le traitement en caméra épaule avec de très rares plans d’ensemble pour éviter de reprendre son souffle. En effet les unités de
temps, de lieu et de point de vue sont exploitées en trois mouvements jusqu’à l’agonie. Pascal Laugier filme en permanence l’essentiel, ses héroïnes, tout en sachant
suggerer quand il le faut. Ses actrices…des soldats de l'apocalypse envoyés par Némésis. Les clins d'oeil cinéphiliques sont légion tout en gardant sa propre identité, d'Argento à Kargl avec la
volonté de se situer entre le cinéma de genre et d'auteur.
La réussite visuelle nous faisant vivre un cauchemar éveillé tient autant à la déco (désaffectée ou clinique) qu'aux
maquillages traumatisant de Benoit Lestang. La BO efficace de Suppuku Paradigm donne la touche finale au désespoir ambiant. Ce ROSETTA au pays de l’horreur fait date par son
exceptionnelle radicalité avec un final inattendu à la dimension mystique qui transcende les limites du genre. Il faudra des années d'HOSTEL 4 et autre SAW 6 pour se remettre de ce
témoignage des complexes sadiques occultés par notre difficile époque. Suite de la critique quand je m’en serais remis…
Une fillette, Sharon, est obsédée dans ses cauchemars par une ville mystérieuse appelée Silent Hill. Sa mère excédée par ses
crises somnambuliques décide seule d’emmener sa fille dans cette ville fantomatique mais à son approche une silhouette d’enfant leur provoque un accident de voiture. A son réveil Rose découvre
que sa fille a disparu. Avec l’aide d’une femme flic, elle s’aventure à sa recherche dans les ruines de cette ville aux multiples dimensions gouvernée par une secte chrétienne nimbée de créatures
sorties des toiles de Bacon…
Christophe Gans
a pressentit depuis longtemps que certains jeux vidéo pouvaient être considéré comme des œuvres narratives expérimentales hors des conventions avec une richesse esthétique aussi importante que
d’autres arts visuels illustrant un scénario aussi torturé que certains classiques de la littérature d’épouvante contemporaine. Le scénariste Roger Avary et Christophe Gans ont préféré créer une
histoire de toute pièce pour garder l’esprit de l’œuvre originel soit une relecture du mythe d’Orphée pour mieux composer avec différents éléments des jeux comme l’intrigue principale, les
créatures, la musique. Cette interprétation personnelle révèle un véritable soucis d’adaptation de la narration propre au cinéma.
Malgré l’exploit d’avoir su adapter sans trahir, le parti pris d’ajouter une intrigue pour chaque dimension spatio-temporelle
de la ville disperse le spectateur au point d’éventer le mystère. Par exemple le point de vue du père ralentit inutilement l’action en détruisant l’unité dramatique pour
trouver son véritable intérêt uniquement dans la toute dernière scène. Cette idée apporte pourtant beaucoup à l’équilibre de l’esthétique mais réduit l’implication émotionnelle du spectateur
surtout quand on s’aperçoit que les raccords entre le monde réel et celui de la brume ne sont pas à la hauteur des transitions présentant le monde infernal métallique. Cette intrigue de trop
n’est elle présente que par peur de n’avoir que des personnages féminins ou bien juste un remplissage décoratif ? La distorsion temporelle que provoque le jeu original est
illustrée dans le film par les quatre dimensions mais cela désamorce tout suspense donc jeu sur la durée avec pour conséquence une réduction de la terreur psychologique qu’aurait pu provoquer par
exemple Red Pyramid comme si Gans laissait ses acteurs à distance autant que ses spectateurs. En outre les enjeux expressionnistes et suggestifs des œuvres originelles sont particulièrement
sous-exploités comme le hors-champ du brouillard ou celui des ombres et autres coins sombres. L’efficacité du jeu provenait de ces zones opaques autant dans la composition des plans que dans
l’intrigue alors que le film expose ses créatures comme un défilé de mode. Elles gardent tout de même leur fascinante laideur grâce aux performances des comédiens complétés par une bande son
d’une richesse rare et parfaitement adapté. Tous les aspects techniques du film, de la déco au mouvements de caméra, sont particulièrement bluffant.
Pour résumé Gans nous conte un récit d’épouvante avec une rigueur et une classe de si haute tenue qu’il en délaisse
l’ingrédient principal : la peur. Après Le pacte des loups il a passé certains caps dans la direction d’actrices - la maitrise de la toute jeune Jodelle Ferland sur son personnage est
exceptionnelle – mais la direction de spectateurs n’est toujours pas au rendez-vous.
Le pari d'insufler un nouveau style de film d’horreur est tout de même amplement tenu donnant ainsi un statut très particulier
à la première adaptation réussie d’un jeu vidéo qui lui même brassait de multiples références cinéphiles et littéraires.
Deux groupes de femmes vont être confrontées à un serial cascadeur pied au plancher de sa Chevrolet
customisée « à l’épreuve de la mort »…
Sorti du contexte initial de la séance GRINDHOUSE (deux longs plus quatre courts-métrages) pour cause de rentabilité, ce sixième Tarantino
perd en équilibre pour s’étaler sur les palabres parfois truculentes de huit femmes bruts de décoffrage. L’intrigue reste au point mort pendant la première heure mais compense ce vide par des
trouvailles visuelles mimant les problèmes techniques des séries Z seventies enrobées d’une BO ravageuse. Mais contrairement à ses précédents films, le temps paraît cette fois plus long car son
humour noir protéiforme ne mène nulle part et tombe souvent à plat.
Passé une
collision novatrice dans son découpage, on sort de la torpeur dans la deuxième partie qui retrouve une texture d’image plus lisse pour valoriser la scène de course-poursuite filmé avec une
jubilation contagieuse. De plus ces femmes adoptent une attitude opposée aux clichés du genre pour se révéler encore plus sauvage et imprévisible que leur assaillant. Mais ceux qui attendaient le
premier vrai film d’horreur de Tarantino seront déçus. Ce résultat en demi-teinte est de toute façon à oublier dès la sortie dvd du projet initial GRINDHOUSE autrement plus
ambitieux.
Marie, adoptée dans son enfance, découvre quarante ans plus tard le lieu de sa naissance dans une ferme isolée en
Russie. Cette maison hantée ne lui laissera aucune issue pour lui révéler l'atroce histoire de son abandon...
Ce premier long-métrage de Nacho Cerda ne brille pas par son
intrigue très conventionnelle aux histoires de fantômes ni par ses personnages à peine caractérisés. Par contre la mise en scène ambitieuse rend compte de l'enfermement et de la moiteur avec une
inventivité visuelle constante. Les paysages vallonnés et la ferme abandonnée à l'usure de quarante années sont filmés comme un étau se refermant progressivement pour révéler les couches cachées
de la mémoire de Marie. Cette radicalité se retrouve dans le script qui se déleste de toute rationalisation et caractérisation psychologique pour centrer son film sur une expérience sensorielle
suffisamment viscérale et rythmée pour se sentir pris au piège d'un manège démoniaque.
Ce parti pris risqué génère tout de même quelques faiblesses tant au niveau de la narration rendue trop
prévisible que de l'interprétation pas toujours convaincante. Ce manque de confiance dans son efficacité dramatique est compensé par une tartine d'effets sonores menant tout droit à
l'indigestion. Ces déséquilibres n'entament pas le plaisir de découvrir la riche identité visuelle de ce nouveau maître espagnol.
En 1848, l’esprit d’une sorcière hante la maison de la famille Bell pour leur révéler un
traumatisme refoulé. Cet évènement est aujourd’hui reconnu historiquement comme seul cas de mort provoqué par un fantôme…
Dès la première séquence on prend le train en marche en nous plongeant au milieu de la fuite d’une jeune ado
dans la forêt dont on ne verra rien de son poursuivant car filmé en subjectif. On comprend alors que ce film, destiné aux plus jeunes, va ratisser large dans ses inspirations pour les affadir au
possible et ainsi désamorcer tout suspense. Ce lissage PG-13 (tout public) passe par une narration dès plus bordélique. La voix-off nous annonce une sorcière pour comprendre
ensuite qu’il s’agit d’un esprit frappeur grognassant. Mais non, c’est une histoire de possession à la Emily Rose…par un loup tantôt visible ou invisible ! Peut-être un vampire par une
silhouette incongrue sur le toit ? un voisin farceur ? L’explication finale justifiant cette collection poussiéreuse de lieux communs illustratifs tient de l’eau de
rose horrifique mais surtout ne troublera pas la torpeur causée par une somme d’incohérences héritées d’une direction d’acteurs distendue. La mère en devient même involontairement angoissante par
l’indifférence de ses réactions répétitives censées rassurer sa fille Betsy. Pire, elle garde un sourire insouciant malgré les preuves qu’un homme malveillant vient dans le lit de sa fille. Aucun
des deux parents ne paraît croire à sa possession pourtant dès la séquence suivante ils se laissent aller à une séance d’exorcisme enjouée. Cette mascarade n’arrange rien car les avanies
spectrales reprennent aussitôt contre l'héroïne à la manière d’un petit frère invisible qui s’amuse à défaire son lit, vider les plumes de son oreiller ou tirer ses cheveux. Les
situations tentent le recyclage de l’épouvante old-school mais le résultat est malheureusement plus proche d’un SCARY MOVIE par le kitsch fortuit de la mise en scène que de LA MAISON DU DIABLE.
Les subjectifs du fantôme au steadicam sont tellement redondant qu’ils se mettent alors à tanguer, à passer indifféremment de la couleur au noir et blanc et surtout n’ont rien d’autre à
montrer que des visages hébétés par le vacarme d’une entité blagueuse.
Conscient de ses limites, Courtney Solomon (DONJONS & DRAGONS) cache la misère par
l’emploi excessif d’éclairs et flashs en tout genre, bourrasques, regards caméra, filtres numériques du plus mauvais goût couronnés d’une voix-off inutile. Le montage laisse passer de nombreux
faux raccords durant les scènes d’attaques et ne pâlie pas aux incohérences des réactions de la gamine qui passe des hurlements à un visage doux et apaisé le plan suivant. L’abus des rapides
flashbacks et du staccato de la musique participe à cette engorgement censé nous persuader qu’il s’agit bien d’un film d’horreur. On plaint surtout les acteurs malmenés. Donald Sutherland et
Sissi Spacek, le regard atterré, paraissent se demander comment ils en sont arrivés à subir pareils humiliations pour subvenir à leurs vieux jours.
Les commerciaux d’une entreprise de mines antipersonnelles passent un week-end de renforcement d’esprit d’équipe en Hongrie.
Pour leur partie de paintball, ils vont se perdre en forêt et vite comprendre qu’un jeu plus mortel les attendait…
Après le respectable CREEP, virée macabre dans un métro londonien poisseux, Christopher Smith nous invite à une double satire
particulièrement bien dosée pour ne pas empiété sur la vraisemblance des situations et de leur rythme. La première moitié n’a rien d’horrifique mais développe des caricatures crédibles d’employés
modèles tout en déjouant parfaitement nos attentes vis-à-vis de nombreux clichés. Ce principe ludique est repris pour parodier le genre et rappelle fortement la dialectique du
mélange d’influences cinéphiles de Tarantino par son humour noir et de SCREAM par sa manière ironique de surprendre en détournant les poncifs. Pourtant aucune surenchère mais un équilibre
tellement subtil entre réalisme et absurde que le gore survient quand on ne l'attend plus. La deuxième partie imprévisible maintient notre jubilation alternativement dans
l’hilarité et l’effroi pour s’achever dans un kitch assumé de série B.
La caméra sait se faire oublier à juste titre, à l’exception d’une poignée de plans mémorables dans l’originalité de leur
composition. L’abandon du Scope de son précédent film pour du 1.85 plus carré est pour Smith « un format plus adapté à la comédie ». On retrouve tout de même dans les quelques
intérieurs du film, l’ambiance glauque de CREEP par une déco très suggestive. Le judicieux casting apporte beaucoup à la cohérence psychologique des personnages. Jouant sur plusieurs registres,
la rigueur de l’interprétation amplifie l’efficacité et la sincérité d’une œuvre qui concrétise les ambitions ratées d’un HOSTEL.
Un groupe d’étudiants commence à
recevoir des messages émis par un ami récemment décédé. Ils vont découvrir un mal terrifiant qui sévit partout dans le monde par le réseau informatique avec pour origine une expérience secrète
qui a très mal tourné…
KAIRO, dont ce film
s’inspire, était une parabole sociale japonaise sur fond de fin du monde à la noirceur nihiliste. L’univers cauchemardesque et visionnaire de Kioshi Kurosawa le distinguait fortement de RING ou
JU-ON plus classique dans le rythme narratif. Pas de quoi s’étonner alors que ce projet de remake américain ait traîné des années en réécriture pour le formater aux canons du genre. Le résultat
est moins décevant que prévu grâce au réalisateur qui pour sa première commande respecte scrupuleusement le découpage des scènes cultes de l’original. En revanche, le montage tape-à-l’œil censé
mimer lespeeddes nouvelles technologies désamorce l’angoisse. Idem pour les effets spéciaux et sonores, bien
exécutés mais trop illustratifs. Cette surcharge technique d’un récit devenu prévisible remplit inutilement une intrigue dont l’argument principal est pourtant le vide existentiel.L’ambiance dépressive bleutée et désaturée, comme si la
lumière provenait uniquement d’écrans, reprend efficacement à son compte l’esthétique glaciale et contrastée du THE RING de Gore Verbinski. Cette fois très bavards, les personnages gagnent en
rationnel ce qu’ils perdent en mystère. Les dialogues trop explicatifs sabotent la qualité de l’interprétation, suffisamment convaincante pour passer une séance ni ennuyeuse, ni
flippante.
Une famille tente un nouveau départ dans une ferme isolée du Dakota. L’aînée et son petit frère sont harcelés par
d’étranges apparitions. Alors que les parents refusent d’y croire, des corbeaux se déchaînent...
La première incursion des frères thaïlandais à Hollywood paraît être un challenge pour faire d’une histoire ultra rabâchée et mal construite, un film d’exploitation rentable. Les scénaristes ont
réécrit l'histoire originale en piochant dans les ficelles des meilleurs films de fantômes de ces dernières années, du rapport difficile du père et de sa fille flanquée d’un petit frère médium
(DARKNESS) aux apparitions successives des revenants contorsionnistes (JU-ON) en passant par une vengeance de ces derniers (final identique à L’ECHINE DU DIABLE). La prise de risque dans
l’originalité vient alors des attaques inexpliquées de corbeaux. Cette greffe hitchcockienne n’est qu'un prétexte à combler le vide du récit de ce drame familial destiné aux adolescentes en crise
relationnelle. A défaut de créer un suspense, certaines informations essentielles à la compréhension des conflits sont retenues le plus longtemps possible pour tenir en haleine. Le passé
soi-disant douloureux de cette famille n’est expliqué qu’aux deux tiers et surtout n’apporte rien au dénouement de l’intrigue principale. Cette narration alambiquée est enrobée de dialogues sans
saveurs à la limite du ridicule.
Malgré ce montage bancal d'une production très
formatée, les réalisateurs ont su trouver leur place pour déployer leur talent et fignoler quelques bons moments de frissons. Certains plans d’une acuité rare dans l’épouvante accolés à un
traitement sonore innovant participe à l’efficacité d’un montage millimétré. L’interprétation inégale est largement dominée par la jeune Kristen Stewart très convaincante, au point de compenser à
elle seule le manque de sincérité de cette commande insignifiante.
Dans un centre de réinsertion, le suicide d'un jeune souffre-douleur entraîne l'envoi du groupe de délinquants sur une île
soi-disant déserte...
Les anglais peuvent se réjouir de ce remake gore de SA MAJESTE DES MOUCHES en réponse à la version japonaise, BATTLE ROYALE. Les
amateurs de grands frissons risquent donc de passer leur chemin. Ici le carnage se veut fun et bien rythmé par une meute de chiens enragés. La quantité de jeunes proies n’empêche pas
l’identification car la variété des physiques et caractères sont tous crédibles. Les moins solitaires seront les premiers à périr. L’intrigue reste prévisible mais l’intérêt provient avant tout
de l’originalité des situations où chaque mise à mort sauvage crée la surprise.
Michael J.Basset, plus doué qu’un Neil Marshall (THE DESCENT) pour le traitement des personnages, s’en sort
beaucoup moins bien dans le suspense faute au découpage sans âme.Son attention focalisée sur les effets gores et la
direction d’acteur se relache sur certains plans rattrapés par un montage trop fonctionnel. Des raccords très approximatif dans l'action gâchent le plaisir à plusieurs reprises. Les transitions
flegmatiques par un travelling en hélico redondant confirme ce bâclage. Cette ensemble largement perfectible mais généreux contient assez de bonnes idées pour le programmer un samedi soir entre
potes.